Les Danses Orientales
 




   Enracinées dans les traditions populaires, ouvertes
aux influences à toutes les époques, ces danses sont restées vivantes à travers le temps, dans leur puissance, leur grâce et leur dignité.

Leur représentation évolue, hors des clichés... ou pas!
Le terme générique "Danses Orientales" regroupe des styles très variés, sur une aire géographique vaste:

Danses... classiques d'origine persane, tziganes des balkans ou de Turquie, danses mixtes en ligne pratiquées au Proche-Orient, ou encore danses masculines d'origine martiales pratiquées en Egypte ou au Maghreb...
A la fois très rythmiques et fluides, les danses féminines ont en commun un répertoire de mouvements, marqué par la fluidité des ondulations et la puissance des accents.

Par "Danses Orientales d'Egypte", on désigne différents genres, du classique aux folklores :

-  Le style le plus médiatisé est le Sharqi
, qui
fit son apparition  dans les années 50 à Hollywood (avec des danseuses telles Samia Gamal, Naïma Akef, Tahia Carioca...).
C'est le "classique" empreint du raffinement des palais, dansé jadis dans les cours ottomanes.
Le centre de gravité se place assez haut, les bras et la silhouette s'étirent, s'allongent...
La musique très fine, savante utilise des instruments comme le violon, le oud (luth arabe) et le qanoun (cithare sur table)…

Il continue de recevoir des influences contemporaines.

- Le Baladi est un style populaire issu du Shaâbi, plus sophistiqué, à la fois codifié et improvisé. Né de l'urbanisation en Egypte, c'est la musique des déracinés, qui chante la joie, la nostalgie et les difficultés.
Sa gestuelle est sobre, raffinée, statuesque, très expressive.
L'accordéon fait partie de ses instruments de prédilection
avec le saxophone et c'est ici que les solos de percussions
ont leur plus belle place.


- Le Shaâbi est le folklore, qui regroupe des styles variés. Le centre de gravité est placé bas, les mouvements très puissants, enracinés sont à la fois joyeux et dignes.
La musique utilise un grand nombre d'instruments traditionnels, tels le mizmar (haubois aigu) et les arghouls (clarinettes  doubles rustiques jouées en souffle continu)… Elle est représentée sur nos scènes par "Les Musiciens du Nil".

On retrouve les danses saïdi, venant du du sud du pays.
Les hommes
dansent avec un grand baton, s'affrontant dans des passes découlant de l'art martial nommé Tahteeb.
Les femmes gardent cette dynamique masculine, jouant peu avec le bassin, ou encore dansent avec la canne, dans une version plus enjouée et malicieuse.
Les danses Ghawazee
, entrainantes et fougueuses, nous viennent des premières danseuses professionelles populaires, les gitanes Ghawazee. Elles se dansent souvent en s'accompagnant des saghates (cymbalettes de doigts) à plusieurs, les pieds frappants le sol.